Au secours des enfants et femmes vulnérables
L’Association Bôkolo signifiant « retour au sources », « racine » ou « origine » est une organisation de volontaires maliens issus de la diaspora,
surtout de la France, créée en 2005 par des volontaires maliens installés à l’étranger. Elle a pour partenaires : l’UNICEF, la Fondation pour l’Enfance, l’ONG Italienne GRAFI, PICARDI (France).
Elle a son siège à Magnambougou-Projet, derrière la station SMC, non loin de la radio Guintan. Pour en savoir plus sur les activités bienfaitrices de cette association, nous avons approché une des responsables clés, à savoir Madame Traoré Djénèba, secrétaire Administrative, cheville ouvrière de l’Association « Bôkolo ». Suivons ensemble son interview.
Femme 2000 : Qu’est-ce que l’Association Bôkolo et que fait-elle ?
Djénèba TRAORÉ : Notre Association a pour objectif d’apporter des réponses dans l’éducation des enfants issus des familles démunies, surtout dans les zones rurales. Actuellement, nous avons un projet dans la localité de Diban, à environ 70 km de Bamako, sur la route de Ségou.
Femme 2000 : Parlez-nous des expériences de l’Association Bôkolo.
Djénèba TRAORÉ :: L’Association, de sa création en 2005 à nos jours, a pu creuser un puits au bénéfice des habitants de la zone rurale de Diban. Nous avons pu inscrire 48 enfants démunis à l’école. On leur propose souvent des activités. Il s’agit notamment des activités sportives comme le kung fu, le football, des jeux éducatifs qui éveillent l’enfant (de 3 à 5 ans).
Femme 2000 : Avez-vous un centre d’accueil pour enfant ?
Djénèba TRAORÉ : Nous envisageons de créer un centre au niveau des zones rurales. Mais actuellement, nous avons une école en structuration. C’est-à-dire, on n’a pas encore détenu ce qu’il faut pour essayer de faire sortir ces enfants de la misère. Les 48 enfants sont insérés dans cette école à Banankabougou.
Femme 2000 : Est-ce que vous travaillez concomitamment avec les femmes ?
Djénèba TRAORÉ : Moi, je suis volontaire, J’ai un peu de temps à consacrer aux enfants et aux femmes qui sont sortis très tôt du système scolaire et qui font quelque chose pour le besoin de la famille. Nous leur venons en aide avec l’alphabétisation. Car une femme doit être éduquée pour qu’elle s’occupe mieux de ses enfants.
Femme 2000 : Comment est venue l’idée de la création d’une telle association ?
Djénèba TRAORÉ : L’idée est venue des bénévoles. Il s’agit de beaucoup de bénévoles maliens et Franco-maliens. Car je fais partie des Maliens de l’extérieur. Je suis rentrée pour participer au développement de mon pays.
Santé Publique :
L’apport important des pédiatres traditionnelles
La médecine traditionnelle garde encore les vertus de la sagesse africaine dans un monde dominé par la modernité et la folie du changement. Il suffit de faire des tours au sein de certains marchés de la place pour se rendre compte de l’important rôle joué par les tradithérapeutes (thérapeutes traditionnels, phytothérapeutes).
De vieilles femmes pédiatres :
Elles sont la plupart d’entre elles installées au sein des marchés. Et chaque matin, de l’aube au crépuscule, elles sont prises d’assaut par les femmes avec leurs bébés. Ceci concerne des enfants de o à 5 ans ou plus. Les plus nombreux se situent dans la fourchette de 0 à 30 mois. Leur contribution est bien visible et importante dans le domaine de la santé des nouveaux-nés. D’ailleurs, bon nombre de mères pensent que leur système est plus efficace que la médecine moderne. Car, disent elles, certains médicaments traditionnels n’ont pas leur égal à la pharmacie. Ce qui est frappant, c’est l’affluence au niveau de ces femmes pédiatres traditionnelles. En plus des médicament qu’elles vendent à bas prix (100 F CFA, 200 F CFA, ou tout au plus 500 F CFA), elles récitent des incantations dans du beurre de karité pour masser les bébés. Et à chaque étape de développement de l’enfant correspond à un traitement.
Ces vieilles femmes constituent aujourd’hui un vivier du savoir traditionnel africain, du moins celui ayant résisté aux vicissitudes du temps, ainsi qu’aux multiples changements. Si des citoyens pensent qu’il est hasardeux d’amener des enfants chez ces femmes tradithérapeutes, leur contribution est sans doute appréciable
et bien visible.