La Bonne touche de jigiya  bon

Au mali, comme dans beaucoup d’autres pays d’Afrique, la scolarisation des filles connaît de sérieux problèmes. Elle est affectée par plusieurs maux tels que : la faible inscription, la déperdition scolaire, etc. face à ces problèmes et pour contribuer à une meilleure scolarisation des filles, l’association d’appui à la scolarisation des filles a été créée. Elle a initié un centre qui s’appelle JIGIYA BON qui sert de logement et de cadre d’éducation social pour les filles scolaires venant des familles démunies. Le centre loge des filles fréquentant des écoles fondamentales des écoles secondaires et supérieures. Le centre compte aujourd’hui 38 pensionnaires.

Situé à Daoudabougou en commune V du district de Bamako, le centre « JIGIYA BON » occupe une superficie de 2400 mètres carrés. Il reçoit là des filles issues de familles défavorisées. Elles sont recrutées suivant des critères définis par le centre. Il est divisé en deux blocs. Ainsi JIGIYA BON reçoit des filles en âges de scolarisation et des filles déscolarisées. Quand à JIGIYA BONII, elle accueille les filles qui sont titulaire du DEF non orientées .elles font des études universitaires, secondaires, techniques et professionnelles. Le centre a actuellement une capacité d’accueil de 40 jeunes filles et sa devise est : « la scolarisation pour toutes »

Le centre « JIGIYA BON » est administré par le bureau exécutif de l’association (ASF). Il est géré par un comité de gestion dirigé par le secrétaire chargé de la coordination des centres appuyés par le trésorier et un personnel composé d’un gestionnaire, un chargé de programme, un coursier, deux guroliens, une cuisinière. Les filles recrutées sont prisent en charge par le centre suivant deux régimes à savoir : un régime internat où les filles sont internées et prises en charge (restauration, hébergement, frais scolaire et médicaux) et un régime externat (frais scolaire payés) ;

Réussite

En effet, la réussite scolaire des filles issues du centre atteint les 99% selon le rapport 2005-2006. Aussi, en plus de l’éducation scolaire, les enfants subissent des formations leur permettant de connaître des activités de la vie courante

Ces activités sont diverses : cuisine, teinture, tissage, hygiène de la maison et du corps, le sport et la culture.

Par ailleurs, les jeunes filles apprennent déjà à entretenir leur propre famille par exemple :la préparation du petit déjeuner et des repas, la vaisselle, entretien des différents locaux ( doctors, WC, cour, bâtiment)jardinage. Des causeries sont organisées autour des thèmes tels que le VIH SIDA, l’hygiène et l’assainissement ainsi que la vie de la femme. De nos jours, près d’une quarantaine de fille ont appris la teinture, le tissage, la couture, la broderie, le tricolore et crochet.

Le centre est appuyé par les parents d’élèves ainsi que des partenaires à l’instar de la GTZ, l’APEJ, le CNJ, SOTELMA-MALITEL, le FSN, le PAM des écoles telles que, l’école privée « Sabu Nyuman » à daoudabougou, Michel Allaire à daoudabougou, l’école de formation des agents de santé à daoudabougou,(EFAS), le centre de secours populaire de kalaban(CSP), le centre Mabilé, l’école d’industrie et de commerce (INCEF) entre autres.

Ces écoles accordent le plus souvent à jigiya bon un certain nombre de place pour les jeunes filles afin qu’elle puissent décrocher un diplôme

Le  centre est dirigé aujourd’hui par Mariam sidibé, elle est assistée par une volontaire allemande du nom de Marie venue depuis quelque mois