Investir dans les adolescents,filles et garçons

Le ministre de la promotion de la femme, des enfants et de la famille ( MPFEF), Dr Diakité Aïssata Traoré, a présidée dans la commune rurale de Safi, cercle de Kati, dans la région de Koulikoro, la célébration de la journée internationale du 6 février, ce jeudi. Le thème de cette édition est ” Tolérance zéro” aux mutilations génitales féminines

Le Mali, à l’instar des autres pays célèbre, chaque année, ladite journée depuis 2004, sous leadership du ministère de la promotion de la femme, avec les partenaires techniques et financiers les départements sectoriels et les organisations de la société civile.

A l’occasion la ministre dans son discours a adressé, en ce début d’année, ses voeux de bonne et heureuse année, à tous ceux et celles qui ont effectué le déplacement, ainsi qu’à l’ensemble de la population de la commune de Safi.

Depuis 2004, notre pays célèbre chaque année cette journée dont le thème international et national retenu pour cette 17eme édition est : ” investir dans les adolescents, filles et garçons, à travers la formation et l’information, afin d’assurer l’atteinte de l’objectif tolérance zéro aux mutilations génitales féminines en 2030.

Selon le ministre De Diakité Aissata Traoré, le choix de ce thème n’est pas fortuit. Il vise à investir dans le renforcement de capacités des adolescents, filles et garçons pour accélérer l’abandon de la pratique des MGF a t’elle déclaré. Le ministre a réaffirmé l’engagement des partenaires techniques et financiers, et des organisations nationales, pour leurs immenses efforts de soutien, aux actions de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre, notamment les mutilations génitales féminines/ excision. Elle a souligné les préoccupations majeures de son département, et selon elle qui constituent des défis auxquels nous devons faire face.

Elle a révélé que les résultats obtenus en 2019 sont très éloquents comme l’intégration de la question de l’abandon de la pratique des MGF /E, dans 122 programmes de développement économique, social et culturel, la formation de 2102 élus communaux, la formation de 117 députés et assistants parlementaires et les déclarations publiques ou individuelles contre la pratique des MGF/E par 1694 leaders d’opinion etc.

Ces résultats sont le fruit des actions qui ont été réalisées sur le terrain par tous les intervenants étatiques et non étatiques avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers”dit elle

Au regard des acquis, le ministre a remercié les plus hautes autorités de notre pays , au premier ministre, pour tout le soutien qu’ils apportent à la réalisation des droits de la femme et de l’en, en vue de leur autonomisation et leur épanouissement. Mes sincères salutations et remerciements à la coopérative des femmes pour l’éducation, la santé familiale et l’assainissement ( coferfa, yiriwaton ), et ses partenaires financiers, pour leurs efforts de développement et de changement social, dans la commune de Safi. En témoignent les résultats positifs que nous célébrons aujourd’hui” se félicite le ministre.

Par ailleurs, selon l’Enquête de la démocratie et la santé du Mali (EDSM-VI), 73% des filles de 0-14 ans et 89% des femmes de 15-49 ans ont été excisées. Le même rapport révèle que 76% des filles ont subi les MGF/E avant l’âge de 5 ans ; 70% des femmes.  La méconnaissance de cette pratique fait que 68% des hommes pensent que l’excision est exigée par la religion et trois-quarts des femmes et des hommes pensent que la pratique de l’excision doit continuer selon la même enquête.

Signalons qu’en 2020, 4,1 millions des filles dans le monde risqueraient de subir de MGFS. Selon des nations unies pour la population (UNFPA), le coût de prévenir les mutilations génitales féminines s’élève à 95 dollars par filles. Aujourd’hui les 30 pays où les mutilations génitales féminines sont les plus répandues ont une population très jeune,dont au moins 30% sont des jeunes filles de moins de 15 ans.

Salyscious

La redaction