Beaucoup de journées sont l’honneur des femmes et filles telle que le 31 juillet qui célèbre la femme africaine. Cette journée a fait l’objet de plusieurs cérémonies dans les pays africains et particulièrement au Mali où les femmes sont beaucoup engagées au sein de la société du monde rural et urbain. Au Mali, le ministère de la promotion de la femme et de l’enfant célèbre. Le 8 mars est aussi un évènement important.
Une petite histoire
Le 31 juillet est cette date mémorable qui a été dédiée à la femme africaine comme « Journée de la femme africaine ». Cette date vient de loin. C’est depuis 1962 que la dite date a été retenue à Dar es Salam (Tanzanie) où des femmes africaines se seraient réunies pour la première fois pour créer la « Conférence des Femmes Africaines » (CFA), la première organisation des femmes africaines. Le 31 juillet 1974 à Dakar, au Sénégal s’est aussi tenu le premier congrès de l’organisation panafricaine des femmes. De nos jours, la femme malienne milite sur plusieurs fronts pour jouer sa partition à la construction de la société malienne. Le 8 mars, le 15 octobre, le 31 juillet et beaucoup d’autres sont des journées à l’honneur des femmes.
Dans les organisations Elles sont nombreuses les femmes maliennes qui militent dans les organisations nationales et internationales pour l’amélioration des conditions de vie des femmes. Je cite ici Aminata Dramane Traoré, Adam Ba Konaré, et j’en passe. Ces femmes luttent chaque jour pour leurs pairs. Au sein des associations, les femmes font entendre leur voix sur tous les toits. Ramata Coulibaly, Coumba Bah, de l’ONG Oxfam est coordinatrice du programme Voice Mali. Elle coordonne les activités qui ont trait aux luttes en faveur des personnes marginalisées et n’ayant pas de voix. Ses actions encouragent les organisations partenaires à donner plus de donner aux sans voix.
Emploi En matière d’emploi, la femme malienne se fait valoir par ses actions de tous les jours. En dépit du chômage qui frappe partout, elle ne se laisse pas dominer par le découragement. Il faut se réveiller à 5H du matin et emprunter un sotrama pour comprendre que la femme malienne se bat dans la vie. Par exemple à Niamana, on observe les femmes dans le marché avec des légumes. Elles sont les marchés, dans les boutiques, aux abords des voies publiques et souvent avec des risques, dans les stations comme pompistes, dans les champs en milieu rural.
Des difficultés
Il faut souligner aussi que la femme malienne, sur le marché de l’emploi, est confrontée à des actes indignes de certains hommes qui les empêchent de faire valoir leur créativité. Elles sont parfois harcelées et intimidées par des individus mal intentionnés au travail, dans une organisation étatique ou privée.Dans un texte de Malijet sur l’autonomisation de la femme, Boubacar Sall affirme que « le problème même ne se trouve pas au fait que la femme travaille mais l’environnement dans lequel elle exerce son métier. Les femmes qui travaillent, sont confrontées à des situations d’harcèlement, d’abus de pouvoir. Sachant bien tout cela, je ne vais pas accepter que ma femme travaille dans tel endroit avec tel patron. Je préfère la garder chez moi en sécurité. Je me charge de tous ses besoins. »
Sur un autre plan, Mme SY Awa SANOGO estime que « la femme travaille dans l’unique but d’aider son partenaire pour les dépenses de la famille. Nous sommes des mères de famille, le mari ne peut pas régler tous les besoins. Même si c’est 20% des charges qu’on prend, cela est mieux que de ne rien faire ». Tout compte fait, la femme apporte quelque chose.
Vie conjugale La femme africaine malienne se bat dans la vie de couple. Elle se bat pour que règne un avenir meilleur non seulement avec son mari mais aussi avec ses progénitures. Elle subit les coups du mariage et du divorce. C’est elle qui gère souvent la famille en coulisse quand les affaires vont mal chez son homme. Elle gère l’homme et ses enfants et, parfois sans reconnaissance de taille. Pendant les mariages, la femme n’est pas forcée sollicitée pour son avis dans certaines zones, elle reçoit l’information et se contente d’apprécier.
Egalité de genre La lutte pour l’égalité du genre reste encore un défi pour la femme malienne. Les pas ont pris le chemin mais les femmes doivent continuer de sensibiliser pour que certains de leurs droits soient mis en exergue. Des projets sont en cours par des ONG et des associations, de ce fait la compréhension du peuple en la matière est à rehausser. Chacun peut participer au développement et les femmes sont parfois au premier rang.
Femme rural Il y a lieu de saluer les femmes rurales maliennes qui se battent corps et âme pour être autonomes. Les femmes rurales maliennes sont parfois dans des conditions très difficiles. Sur le plan de l’autonomisation financière, elles ont peu de moyens pour prendre souvent en charge non seulement leur santé mais aussi celle des enfants. Il y a lieu de lutter pour elles sur le plan éducatif et économique. Vive la femme africaine !
Pour terminer, l’Afrique ne sera libérée de tous ses tares sans les femmes, sans ces femmes qui luttent sur tous les fronts du continent, sans ces femmes qui se font valoir, sans ces femmes agricultrices, économistes, ingénieures, professeures, mères, épouses, journalistes, commerçantes et j’en passe.
Yacouba Dao