Mariam Sissako Diombele :
La réussite au delà de l’handicap
Professeur d’Anglais, Styliste, restauratrice,
Madame Diombele Mariam Sissako dite Tenin se bat quotidiennement malgré la concurrence effrénée dans ce domaine sur le marché.
Femme 2000
Tu es professeur d’Anglais de formation comme moi , étant ma promotionnaire. As-tu pratiqué cette fonction? Si oui pendant combien de temps. Pourquoi as tu viré de fonction? Sinon pourquoi?
Mariam Sissako
Femme 2000 : Ce n’est pas une surprise pour moi que tu sois aujourd’hui une styliste. Quand on Voit Matiam Sisako, on vois la femme qui a du goût, qui a son propre syste malgré son handicap, la femme qui nous a inspiré toutes étant étudiante. Nous avons copié des modèles avec toi. . Est ce goût de bien paraître, de bien s’habiller qui a motivé vers la femme styliste que tu es aujourd’hui?
Mariam Sissako
Femme 2000 vous êtes aussi restauratrice. Est-ce par goût pour l’art culinaire ou pour élargir votre champ dans l’entreprenariatt?
Est ce une tâche facile pour vous en tant que Femme d’affaire, je peux me le permettre.
Mariam Sissako.
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Femme 2000 : Que represente le 8 Mars pour vous,
Mariam Sissako
Femme 2000 :k]Des vous satistafiate de votre parcours an tant que Femme accomplie?
Mariam Sissako Diombele : La réussite au-delà du handicap
Mariam Sissako Diombele est Professeur d’Anglais, Styliste, restauratrice. Madame Dembélé Mariam Sissako dite Tenin se bat quotidiennement malgré la concurrence effrénée dans ce domaine sur le marché. Notre invitée est imbue d’un courage qui inspire. Ce qui vaut la peine de l’avoir dans notre rédaction.
Femme 2000 : Que représente le 8 Mars pour vous?
Mariam Sissako
Femme 2000 :
Tu es professeur d’Anglais de formation comme moi, étant ma promotionnaire. As-tu pratiqué cette fonction? Si oui pendant combien de temps. Pourquoi de professeur d’Anglais tu te retrouves dans d’autres domaines ?
Mariam Sissako
Femme 2000 : Ce n’est pas une surprise pour moi que tu sois aujourd’hui une styliste. Quand on Voit Matiam Sisako, on voit la femme qui a du goût, qui a son propre style malgré son handicap, la femme qui nous a toutes inspiré étant étudiantes. Nous avons copié des modèles avec toi. . Est ce ce goût de bien paraître, de bien s’habiller qui a motivé vers la femme styliste que tu es aujourd’hui?
Mariam Sissako
Femme 2000 : vous êtes aussi restauratrice. Est-ce par goût pour l’art culinaire ou pour élargir votre champ d’action
dans l’entreprenariat?
Femme 2000 : Est-ce une tâche facile pour vous en tant que Femme d’affaire, si je peux me le permettre ?
Mariam Sissako.
Femme 2000 : Êtes-vous satisfaite de votre parcours an tant que Femme accomplie?
Femme 2000 : Le fait d’être femme vous a-t-il été une contrainte dans un monde dominé par les hommes ?
Femme 2000: Qu’est-ce que les femmes africaines peuvent faire pour continuer à se faire valoir ?
Femme 2000 : Votre mot de fin
Propos recueillis par Henriette SAMAKE.
Mariam Sissako Diombélé : La réussite au-delà du handicap Mariam Sissako Diombélé est professeur d’anglais, Styliste, restauratrice. Madame Diombélé Mariam Sissako dite Tenin se bat quotidiennement malgré la concurrence effrénée dans ce domaine sur le marché. Notre invitée est imbue d’un courage qui inspire. Ce qui vaut la peine de l’avoir dans notre rédaction
1. Femme 2000 : Que représente le 8 Mars pour vous ?
Mariam SISSAKO :
Tout est symbole ; celui de la célébration de la femme dans toute la plénitude de son combat pour le bien de son environnement immédiat et à une échelle plus grande.
Alors le 8 Mars, c’est une journée de bilan de 364 jours _ Le temps du réarmement moral, physique, psychique bref, c’est le moment pour chaque femme quelle que soit sa position sociale, économique, culturelle ou cultuelle, de capitaliser le positif du passé, du vécu, trouver des stratégies pour raboter les insuffisances.
Le 8 Mars, une date, mais chaque année un point pour un nouveau départ pour booster les énergies positives d’où qu’elles viennent pour l’avènement d’une société égalitaire qui accorde les mêmes chances, les mêmes droits aux filles, femmes et aux Hommes.
Toutefois, cette démarche que moi je veux globale pour toutes les femmes du monde, doit aussi tenir compte des réalités domestiques de chaque pays, chaque contrée. De cela je rêve, alors le 8 Mars est aussi mon jour de rêve !
2. F 2000 : Tu es professeur d’anglais de formation comme moi, étant ma promotionnaire. AS-tu pratiqué cette fonction ?
Si oui, pendant combien de temps ? Pourquoi de professeur d’anglais, tu te retrouves dans d’autres domaines?
M S:
En plus de la période de stage pratique dans des établissements publics d’enseignement secondaires et professionnels, j’ai pratiqué ma profession de professeur d’anglais dans certains instituts et grandes écoles privées à Bamako. J’ai aussi fait le répétiteur dans certaines familles pour des mises à niveau de certains étudiants et même pour des professionnels, auditeurs en formation continue. J’adore ce métier, voilà pourquoi je l’exerce toujours, lorsque l’opportunité s’offre à moi.
D’ailleurs, j’ai toujours dans le pipe un projet d’école privée, le manque de financement et de partenariat stratégique constituent un frein pour l’instant à la concrétisation de ce projet qui me tient toujours à cœur.
Alors, parlons de mon côté entreprenariat privé.
J’ai eu l’opportunité, la chance de travailler pendant huit ans au sein de la Holding BEN&CO ; le géant de l’importation et de la distribution des produits pétrolier au Mali durant les années 80_90_2000.
Une dizaine d’années au poste de commerciale, chargée de l’approvisionnement de grandes entreprises publiques et parapubliques, ont amplifié, aiguisé mon goût, ma préférence pour l’initiative privée. J’ai appris dans ce milieu des affaires qui utilisait des centaines d’employés, que le développement et la croissance d’un pays, passent forcement par là.
Aussi, rien que par l’application de la RSE, la responsabilité sociale ou sociétale de l’entreprise, la BEN&CO a contribué de manière notable à réduire la pauvreté chez bon nombre de citoyens Maliens.
J’appelle cela, la belle aventure de la création de la richesse et le partage des bénéfices. Et pour moi c’est cela l’aspect vertueux du business. Se sentir utile pour la société.
3. F 2000 : Ce n’est pas une surprise pour moi que tu sois aujourd’hui une styliste. Quand on voit Mariam SISSAKO, on voit la femme qui a du goût, qui a son propre système malgré son handicap ; la femme qui nous a toutes inspiré étant étudiantes.
Nous avons copié des modèles avec toi.
Et ce goût de bien paraître de bien s’habiller qui t’a motivé d’aller vers la femme styliste que tu es au aujourd’hui ?
M S : Vous avez été séduites par mes modèles vous dites ? Mais saviez-vous que vous étiez une source d’inspiration pour moi aussi !
Je vous observais attentivement chacune dans son style. Et je me disais ceci : elles toutes bien avec leurs modèles. Alors je me suis dit que ce serait mieux avec une combinaison de cette diversité, bref, le désir de voir les femmes toutes belles, ravissantes était devenu pour moi une obsession. Et depuis cette époque, à l’Université, je cherchais les voies et moyens de vulgariser cette valorisation du look féminin.
Depuis je procède à des juxtapositions, des alliages de couleurs, de coupes, et de designs pour sortir des modèles à moi.
Mon école de stylisme création, c’est ce que je vois et que j’améliore avec ma personnalité. Vous savez que l’on ne crée presque plus rien dans ce monde.
Mais l’on part de l’existant et on y imprime notre personnalité, selon l’inspiration du moment qui varie naturellement d’une personne à une autre. Ma matière préférée dans la couture est le coton de chez nous.
4. F2000 :
Vous êtes aussi dans la restauration. Est-ce par goût pour l’art culinaire ou pour élargir votre champ d’action dans l’entreprenariat.
M S:
Lorsque l’on aime et que l’on ne sait pas faire, ça ne marche pas. Et lorsqu’on sait faire et qu’on n’aime pas une chose ; le résultat ne sera toujours pas probant.
Alors ! Ici c’est d’abord ma passion pour l’art culinaire. Tout comme pour la couture et la mode vestimentaire, j’observe là également ce qui se passe autour de moi et ce qui se fait ailleurs, je question les autres, je me questionne, je consulte les ouvrages j’expérimente des saveurs, j’échange avec des médecins, des diététiciens, et j’implémente incessamment. Je voudrais même ouvrir un centre d’art culinaire pour mieux servir.
Ici j’ai trois motivations :
– Favoriser le bien manger, qu’est le début du bonheur comme on le dit,
– Transférer le savoir choisir des aliments et condiments et bien cuisinier à nos jeunes filles, voilà pourquoi j’ai créé une ‘’association pour le développement de la femme et jeune filles handicapée’’
– Évidemment je veux élargir et varier mon champ d’action dans l’entreprenariat.
5. F 2000 :
-Est-ce une tâche facile pour vous en tant que femme d’affaires, si je peux me le permettre ?
MS :
Parlez-vous de facile ? Rien dans cette vie ici-bas n’est facile. En ce qui me concerne, ma bataille est livrée sur trois fronts :
-D’abord sur le plan des difficultés actuelles que se partagent tous les pays du monde.
-Deuxièmement sur le plan du genre où les femmes dans nos contextes socio économico culturels, ne jouissent toujours pas encore de la plénitude de tous leurs droits, même s’il y’a des acquis
– et enfin cette situation de femme vivant avec un handicap qui pourtant n’en est pas un pour moi, en tout cas pas au point de ne pouvoir mener allègrement les activités de mon choix.
Mais la réalité est que je n’ai jamais bénéficié du moindre appui (subvention ou prêt) pour donner l’envergure que je voudrais à mes projets. Jusqu’ici, tout est sur fond propre et cela n’est pas une évidence pour réaliser de meilleures performances. Alors où sont passées ces multiples promesses faites aux personnes vivant avec handicap ? je passe.
Toutefois, je garde l’espoir de rencontrer un de ces matins des âmes éclairées qui feront peut-être confiance à ma détermination et à celle d’autres personnes qui partagent la même situation.
6. F2000 :
Etes-vous satisfaite de votre parcours en tant que femme accomplie ?
Je dis oui ! Le bénéfice financier n’est certes pas pour l’instant à hauteur de souhait.
M S : Ma satisfaction c’est de servir de bon exemple et inspirer les jeunes générations à amplifier leur détermination pour l’atteinte de leurs objectifs de développement.
Alors, si vous entendez par femme accomplie ; se lever tôt le matin et partir à la conquête honnête d’une meilleure vie pour soi, les siens et le pays, c’est oui, je suis une femme accomplie !
F2000 :
Le fait d’être femme vous a-t-il été d’une contrainte dans un monde dominé par les hommes ?
MS :
Ha bon ! je sais pas si le monde est dominé par les hommes. Je sais pas si c’est une chance, j’ai toujours collaboré avec des hommes formidables en bonne intelligence. Mais au-delà de cet environnement immédiat, j’ai parfois été confrontée à des comportements désobligeants, mais qui n’ont jamais impacté ni ma vision, ni mes ambitions. Et malheureusement ces écueils sur le parcours
demeurent.
F2000 :
Qu’est-ce que les femmes africaines peuvent-elles faires pour continuer à se faire valoir !
M S:
C’est toujours se mettre dans une bonne logique de vie.
C’est à dire rester déterminées, épouser le rythme des pulsations de l’évolution du monde et rester très près de leur africanité avec ce concept : face à chaque partenaire homme ou femme ; « You are ok I’m ok »
That is my way of life, le label Mariam Sissako Diombélé
ITW réalisée par HENRIETTE SAMAKE
Bamako le 14 Mars 2022