La diaspora africaine trace les chemins du bien-vivre

Le Maroc s’impose comme un hub des diasporas africaines. À Rabat, une rencontre de haut niveau a donné naissance à une plateforme panafricaine inédite. L’ambition est claire : transformer la diaspora en moteur d’innovation, de solidarité et de développement durable.

Une journée pas comme les autres

Le 16 septembre 2025, Rabat s’est parée des couleurs de l’Afrique. Dans une salle animée de discussions et de sourires, diplomates, entrepreneurs et représentants de la diaspora se sont retrouvés autour d’une même conviction : l’avenir du continent se joue aussi hors de ses frontières.

Des voix et des visages

Parmi les participants, des ambassadeurs venus du Cameroun, du Gabon, du Burundi ou encore de Madagascar, mais aussi des représentants du Sénégal, du Mali, du Togo et de la Tunisie. À leurs côtés, Mme Ilham Ait Addi, présidente d’APPEF-Mali-Afrique, a pris la parole devant une assemblée où se côtoyaient des diasporas venues du Congo, du Sénégal ou du Mali. Une diversité qui, le temps d’une journée, a donné corps à une Afrique rassemblée.

Une plateforme qui ouvre des horizons

De cette rencontre est née une initiative forte : la création d’une plateforme panafricaine des diasporas au Maroc. Elle ambitionne de relier les communautés africaines installées à l’étranger avec leurs pays d’origine, de partager compétences et opportunités, et de soutenir des projets entrepreneuriaux capables de changer la donne localement.

Plus qu’un soutien financier

Chaque année, les diasporas transfèrent des milliards vers le continent. Mais leur rôle va bien au-delà. Elles sont porteuses d’idées, d’expertises et de réseaux. Au Maroc, elles sont déjà actives dans le commerce, le numérique ou l’agroalimentaire. Avec cette plateforme, leur énergie devient une force organisée, prête à irriguer les économies africaines.

Un souffle d’avenir

Les organisateurs saluent une étape décisive : demain, la plateforme se déploiera à travers un guichet digital et des partenariats publics et privés. Mais au-delà des outils, c’est un état d’esprit qui s’installe : celui d’une Afrique qui croit en ses enfants, où qu’ils vivent, et qui choisit de bâtir son futur avec eux.

Sane