Chaque année nous dédions un article aux femmes à l’occasion du 8 Mars, journée internationale de la femme. Cette année 2020, nous dédions notre texte à ces femmes qui se battent dans les marchés tous les jours pour assurer le quotidien.
Lorsque vous sortez à 5h du matin, vous allez voir ces femmes qui attendent au bord des rues pour attendre les sotrama. Certaines prennent le risque de sortir à moto alors que les bandits sont parfois dans les parages. Pour la plupart des cas, ces femmes sont des vendeuses dans les marchés des différents quartiers. Elles attaquent le chaud et le froid pour pouvoir se faire des revenus. En plus, nombreuses sont des femmes mariées. C’est là aussi le défi de la chose. Ces femmes peuvent être en conflit avec leurs maris à cause de leur absentéisme. On ne peut pas sortir de la maison à l’aube puis rentrer dans la nuit, pour pouvoir s’occuper de ses enfants. Tel est aussi le défi que les femmes doivent relever. Les charges familiales doivent être considérées par les uns et les autres, car le côté social fait partie de la vie.
La journée du 08 mars est l’occasion de reconnaître le travail de ces femmes qui apportent de plus dans la famille. Certaines d’entre elles soutiennent leurs maris dans dépenses familiales. Cette contribution est aussi appréciée différemment par les hommes. D’autres femmes ne pensent aussi qu’à se faire voir parmi les siennes. Pendant les cérémonies de baptême, de mariage et autres, il arrive qu’elles dilapident les ressources qu’elles ont eues dans la souffrance en les distribuant aux griots. Il faut impressionner les autres. C’est aussi le mauvais côté de certaines de ces femmes. Une femme qui travaille et apportent quelque chose aura l’estime de cette famille et de son entourage parfois.
Au-delà des femmes du marché, d’autres sont des teinturières, des tresseuses. Elles travaillent sur tout ce qui est en rapport avec la beauté de la femme. Tenin Samaké est une teinturière à Niamakoro qui gagne ses gains par les activités de teinture. « Si tu ne fais pas quelque chose pour soi, l’homme ne peut pas tout te donner, a-t-elle laissé entendre ». Les femmes qui se battent nuit et jour sont à encourager et elles doivent aussi penser à leur familles pour ne pas gaspiller les revenus obtenus dans la souffrance.
Yacouba Dao